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Histoire
 

Historique

L'histoire de Villepreux

Ilot de verdure, niché au creux du Val de Gally, Villepreux est un site protégé dans le prolongement du château de Versailles et de la chambre du roi, c'est certainement un des plus anciens villages du Parisis.
 
Son existence, constatée en 856, remonterait à l'époque gallo-romaine, comme en témoigne la découverte en 1894, sur le plateau sud du village, de 17 sépultures de guerriers gallo-romains.
 
 
L'info en + : Les armoiries de Villepreux
 
Ecartelé au premier et au quatrième de gueules à trois besants d'argent, au deuxième et troisième d'or à deux masses d'armes de sable posées en sautoir, liées de gueules. Les besants sont les armes de Guillaume de Villepreux (XIIIe siècle) et les masses d'armes, celles des Gondy, seigneurs au XVIIe siècle.
 

La mairie-école

 
En 1858, la Municipalité fit l'acquisition de deux maisons appartenant à la famille Millet : la Maison Rouge à l'enseigne des Trois Rois, et la Feur de Lys, située sur la place de la Croix. À leur emplacement, elle fit construire en 1860 une mairie-école. La croix fut montée dans l'allée centrale du cimetière. Une bibliothèque fut fondée en 1883, dans la salle des délibérations. Depuis 1983, date à laquelle l'hôtel de ville fut construit dans le quartier des Bordes, "la mairie du village" est devenue une maison de quartier polyvalente. Elle porte le nom de maison de Fulpmes, en hommage à la ville jumelle du Tyrol Autrichien.
 

 

Écoles
 
En 1843, un bâtiment semi-gothique fut construit par la municipalité pour servir d'école mixte. En 1868, Mlle de Fresne y installa une école libre. De 1876 à 1953 ce fut l'école communale puis ensuite le bureau de poste.
 
L'école du village
 
Dans les années 1935-1936 le maire M. Lafont et son conseil municipal entreprirent une étude en vue de construire un groupe scolaire en Meulière dans le quartier des Bordes, le projet ne put voir le jour en 1945 car les aides de l'État allaient en priorité aux communes sinistrées.
 
Villepreux était locataire d'une ancienne imprimerie rue Pasteur, elle l'utilisait comme salle des fêtes, Jacques Gillet en fit l'acquisition grâce à des aides privées. Les formalités administratives et les travaux de remise en état de cet édifice abandonné durèrent 9 ans. À la rentrée 1954, tous les écoliers furent enfin réunis dans un groupe scolaire fonctionnel comportant trois belles salles de classes. A l'occasion du 20ème anniversaire du jumelage avec Fulpmes, le 24 octobre 1987, l'école de la rue Pasteur devient l'école jacques Gillet en hommage posthume au maire fondateur du jumelage et en reconnaissance de son action passée.
 
L'église Saint-Germain Auxerrois
 
L'église de Villepreux fut édifiée au XIIème siècle sous le vocable de Saint-Germain, évêque d'Auxerre. La tour carrée du clocher, le chœur et l'abside sont de cette époque. Le corps de Saint-Nom y était déposé ainsi que deux phalanges des doigts de Saint-Germain d'Auxerre. Plusieurs consécrations d'évêque eurent lieu dans l'église de Villepreux. En 1618 Vincent Depaul, alors précepteur des enfants d'Emmanuel de Gondy, général des galères de France y prêcha ses premières missions. On y voit plusieurs pierres tombales. La chapelle de la Vierge est située à gauche du chœur à droite on trouve celle de Saint-Vincent. Le porche est de style roman. La chaire, très belle, qui comporte des éléments des XVIIe et XVIIIe siècles, a été restaurée au XIXe siècle. Les bancs d'œuvre ont été sculptés par les frères Charrier, talentueux menuisiers-ébénistes villepreusiens. La grosse cloche, date de 1561, elle s'appelle Marie-Jeanne, c'est M. Montupet qui fit électrifier les cloches à l'occasion du mariage de sa fille le 24 avril 1948. L'intérieur de l'église a été restauré en 1982, avec un style qui met en valeur la nef aux belles arcades en plein cintre, un nouvel autel de pierre a été dédié au Seigneur le 18 février 1990, par Monseigneur Jean -Charles Thomas, évêque du diocèse de Versailles, l'harmonium est inscrit à l'inventaire des biens de l'église de 1905.
 

 

La place de la Halle
 
Le marché au grain se tenait place de la Halle, et pour les autres denrées dans tous les carrefours du village. Mais en 1787, ce marché ne tint plus à cause des mauvais chemins. En 1790, il est rouvert place de la Croix et de nouveau abandonné en 1796. Le marché actuel à la Haie Bergerie existe depuis 1971.
 
La poste
 
Le téléphone fut installé à Villepreux en 1884. Le premier bureau de poste aujourd'hui disparu était construit sur la maison Richard, rue de la Poste. Ce bureau de poste desservait plusieurs commune voisines, jusqu'à Saint-Nom-la Bretèche.
 
Rues, ruelles du village
 
C'est en 1932 que le conseil municipal a donné des noms aux rues et des numéros aux maisons. Les rues Pasteur, Pierre-Curie et Amédée Brocard sont les artères principales. Les ruelles ou les impasses ont été dénommées rue Le Nôtre, de Mailly, des Orfèvres, de l'Eglise, du Prieuré, du Docteur-Alexandre, de la Poste et impasse du Château Villepreux, bourg fortifié, fermé par quatre portes (la porte de Paris, la porte du Val Joyeux, la porte de Chavenay, et la porte des Bordes) était un lieu sûr pour les voyageurs venant de Bretagne ou de Normandie. On y trouvait un nombre impressionnant d'auberges dont l'une des plus anciennes était celle des "Trois-Maillets". Les cafés étaient des lieux de rencontres privilégiés.
 
Simone Loth-Château était une artiste aux talents multiples, elle fut cantatrice auprès de son mari, Bernard Loth, maitre de chapelle et organiste à Saint-Etienne-du-Mont et à Saint Ambroise. Brillante élèves des Beaux-Arts, elle était passionnée d'archéologie. Elle a publié, en 1976, Villepreux au fil des siècles. Elle vécu 17 ans dans la résidence familiale du Prieuré Saint-Nicolas avant de s'installer près des siens, dans une petite maison de la rue Amédée-Brocard.
 
Amédée Brocard est né à Villepreux en 1841, il fut conseiller municipal de décembre 1874 à décembre 1877 et maire-adjoint de janvier 1878 à juin 1885. Mort le jour de ses 44 ans, en 1885, il est l'auteur d'un ouvrage considérable Note sur Villepreux. En 1932, son nom fut donné à la rue principale du village ou était sa demeure.
 

La maison Saint Vincent
 
Cette maison est à l'origine un ensemble de trois maisons dont deux devront être abattues pour vétusté. Dans ces trois maisons médiévales, Vincent de Paul a créé sa deuxième maison de charité du royaume en 1618. En 1962, le maire de Villepreux, Jacques Gillet, prit un arrêté de péril pour la troisième maison qui menaçait de tomber en ruine. En 1966, il sollicita le ministère des affaires culturelles pour sa conservation. En 1974 le maire Roland Prédiéri parvint à la faire inscrire à l'inventaire complémentaire des Monuments Historiques. En 1977, ses propriétaires acceptent de la vendre à la commune. Roland Prédiéri s'entoura de Mr Delaunay, architecte des Bâtiments de France et des "Compagnons" hautement qualifiés pour la sauver. Le 18 février 1982, l'association Vieilles Maisons Françaises a décerné un premier prix et une médaille d'or à la commune de Villepreux pour cette restauration. En 1983 cette maison à vocation culturelle est inaugurée le 19 février 1982.
 

Les lignes d'autocars
 
En 1933, Mr Bonnot crée la première ligne de cars : Versailles-Chavenay. Puis la ligne s'allongea jusqu'à Thivernal-Grignon et Beynes. Fondée en 1948-1949, la STAVO comptait plusieurs cars de ligne et de tourisme.
 
Le chemin de fer
 
La ligne de chemin de fer Paris-Dreux fut inaugurée en 1864, c'est cette même année qu'ouvrit la station de Villepreux ou s'arrêtaient les grands trains de luxes transportant les invités célèbres de Georges Nagelmackers, fondateur de la compagnie des wagons-lits.
 
Les fermes
 
On trouvait, d'une part les grosses fermes excentrées : Grand ‘Maisons, Le Trou Moreau, le Val Joyeux, la Faisanderie, mais il existait également plusieurs petites fermes de culture et d'élevage dans le village : Pelletier, Lemaitre, Kanterf. Elles avaient de vastes cours, des étables, des écuries, des hangars. 
 
- Le domaine du Val Joyeux
 
Il était composé d'un château avec chapelle, de jardins à la française, bassins et canal, dans un parc coupé par une large allée et d'une ferme qui exploitait 65 hectares, celle-ci a appartenu aux Gondy à la fin du XVIe siècle, puis aux Francini en 1697. A la révolution, il fut acheté par Nicolas Gravelle-Fontaine, qui devint maire de Villepreux. Aujourd'hui il ne reste rien du château, la ferme actuelle est rattachée au domaine de M. Clérico.
 
- La Faisanderie
 
Elle fut construite en 1681 pour abriter une réserve de gibier. Elle fut transformée en ferme en 1736, elle s'étendait sur une soixantaine d'arpents le long du ru de Gally et de l'Oisemont. Elle a été tenue pendant plus de 50 ans par Jean- Baptiste Herse, puis par son fils Louis Théodule. M. Thouret lui succéda. L'ensemble fut cédée ensuite à l'institut Pasteur pour y établir une ferme expérimentale.
 
 - Le Trou Moreau
 
La ferme est située à 2,5 km environ du village. En 1571, Etiennette Denison, veuve de Jean Compains, obtint l'autorisation de l'évêque de Paris d'y faire construire une chapelle en raison du mauvais état des chemins. Elle fut transformée plus tard en fournil. En 1607, cette ferme appartenait à un bourgeois de Paris, Antoine Huault, elle fut vendu à Pierre de Gondy, elle fut ensuite cédée comme bien national à J.M Revel, horloger à Paris. La ferme était très importante à la fin du siècle dernier et au début de ce siècle, par la quantité de fécules de pomme de terre qui y était fabriquée. Elle est rattachée au domaine de M. Clérico, ainsi que sa voisine, la ferme du Val - Joyeux. 
 
Le château de Villepreux et la ferme de Grand' Maisons
 
Le château de Villepreux est classé à l'inventaire des monuments historiques. En 1598 la famille de Francini fait construire l'hôtel qui deviendra plus tard le château de la seigneurie de Villepreux. Les Francini étaient les fontainiers des rois, les deux frères, Thomas et Alexandre étaient des ingénieurs hydrauliciens de grand talent. A partir de 1661, ils se consacrèrent au château de Versailles. De par la variété et la profusion des divertissements en eau qu'ils ont su concevoir, les Francini devinrent les magiciens du parc de Versailles.
En 1768, François-Honoré, le dernier des Francini vendit la seigneurie de Villepreux a Louis XV, François Heurtier, architecte des bâtiments royaux, acheta le château à Louis XVI en 1788, il fut conseiller municipal de Villepreux et c'est lui qui en 1789 porta à Versailles les cahiers de doléances de la commune.
Le domaine trouve ses plus fidèles propriétaires de 1789 à nos jours. Après la révolution les Merlin, propriétaires de la ferme de Grand ‘Maisons acquièrent le château de Villepreux. Les plus célèbres fermiers de Grand ‘Maisons furent les Barbé, ils cultivèrent la ferme pendant presque deux siècles.
 

Le domaine de M. Nagelmackers

 
Georges Nagelmackers est l'inventeur des grands trains de luxe, en 1872, il crée sa première compagnie de Wagon-lit sur la ligne Paris-Vienne, puis l'Orient-Express en 1883 et le Transsibérien en 1868. Il acquit à Villepreux l'ancien domaine des Gondi en 1886. Sur les hauteurs du parc, il fit construire une vaste demeure en utilisant des pierres et une très belle grille. Il fut le premier de la commune à avoir de l'électricité dans son château. En 1885, il mit au point une installation fonctionnant grâce à une turbine et à une cinquantaine de batteries alimentées par l'eau de son canal. Le canal d’une superficie de 17000 m2 environ est très ancien. À sa mort la propriété fut rachetée par M. Sigismond Jarislowski puis par M. Montupet, industriel, M. Clérico en est l'actuel propriétaire.
 


 

Le portail en fer forgé fut dessiné par Marcel Cochet architecte à Paris et conçu par Monsieur Briant, serrurier à Paris.
 



 

La maison des sœurs de Saint-Vincent de Paul
 
La maison est située 35 rue Amédée-Brocard, cette propriété appartenait au docteur Gallois décédé en mai 1896, son épouse en fit don aux filles de la Charité. Les sœurs ont toujours gardé les enfants (enfants de villepreux et orphelines de Versailles). Les dernières sœurs dont le souvenir est encore dans le cœur des villepreusiens sont sœur Vincent, sœur Jean-Gabriel et sœur Odile. La propriété appartient maintenant à la ville de Versailles.
Le 17 avril 1902, le Conseil Municipal reconnaît l'action menée par les religieuses : "Elles n'ont jamais demandé de subventions à la commune, elles rendent de grands services aux ouvriers en gardant leur enfants en bas âge dans leur école maternelle, elles donnent des leçons de coutures aux jeunes filles, elles visitent et soignent les malades, le tout gratuitement".
 
Les œuvres Bonjean
 
L'asile Crozatier est créé en 1882, pour accueillir des garçons. George Bonjean, magistrat parisien, a recueilli des jeunes en difficultés et des orphelins, et a créé des orphelinats dans toute la france, celui de Villepreux reçu l'aide financière du fondateur Crozatier. En 1982, la propriété fut vendue par la famille Bonjean à la commune. C'est maintenant un centre de loisirs qui fait le bonheur des petits Villepreusiens.
 
L'école Le Nôtre
 
En 1881, l'assistance publique fit l'acquisition de la propriété Guinard afin d'y créer une école d'Horticulture pour les orphelins adolescents. Elle agrandit cette école quelques années plus tard par l'acquisition de la ferme Pluchet. Elle fut ensuite dirigée par M. Potier, allié à l'une des plus anciennes familles de Villepreux, la famille Hervé. C'est maintenant l'Ecole des Métiers du Bâtiment dirigée par Monsieur et Madame Mineau, qui dispense un enseignement général et d'apprentissage aux élèves de 14 à 17 ans. Les directeurs entretiennent et encouragent chez eux un esprit de solidarité envers les plus favorisés. C'est ainsi que depuis quelques années, les jeunes gens, en petits groupes, partent en mission humanitaire dans certains pays d'Afrique noire pendant les congés.
 

Extraits de Villepreux, un siècle d'images
Ville de Villepreux, 1993
Editions Léon Puthon